Capsules d’information

 
 
 
 
 
 
 
 

L’ADOLESCENCE, UNE ÉTAPE MARQUANTE

L’adolescence est une étape marquante de la vie, parce qu’elle est en soit une période de transformations, faite de doutes, de remises en question et d’une quête identitaire. C’est un âge exigeant et complexe en raison des nombreux changements qui se manifestent, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique et où les risques sont importants. L’attitude, les gestes et les paroles de tous les adultes qui accompagnent ces jeunes sont cruciaux. « Les adolescents dépendent de leur famille, de leur communauté, de leur école, des services de santé et de leur lieu de travail pour apprendre toute une série de compétences importantes qui peuvent les aider à faire face aux pressions qu’ils subissent et à réussir le passage de l’enfance à l’âge adulte. » 1

Percevoir les signaux

Certains indices doivent être pris au sérieux : le fait de ne pas réussir à se faire des amis, une baisse significative des résultats scolaires, des problèmes de consommation ou d’absentéisme scolaire sont des signaux d’alarme auxquels nous devons tous être attentifs.

Demander de l’aide

Vous n’êtes pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide si nécessaire. Votre CLSC, le 8-1-1 et les organismes communautaires de votre région peuvent vous outiller afin de mieux intervenir auprès de vos adolescents.

Si vous croyez que leur sécurité ou leur développement est compromis, vous pouvez en tout temps communiquer avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au 1 800 361-5310. Votre identité demeurera confidentielle en vertu de la loi. Faire un signalement à la DPJ, c’est déjà protéger un adolescent.

1 Organisation mondiale de la santé, développement des adolescents [En ligne : www.who.int/fr/] (page consultée le 23 février 2017).


LA DÉLINQUANCE

La délinquance est le lot de plusieurs adolescents. Bien qu’elle demeure nuisible, elle n’est pas nécessairement le signe que l’adolescent est impliqué dans de la criminalité.

L’adolescence étant une période de changements et de développement, la délinquance peut se comprendre comme une transgression des règles et des normes sociales, un certain test des limites de la société permettant un apprentissage des prescriptions normatives, une expérimentation de conduites inappropriées. Dans bien des cas, la délinquance se résorbe d’elle-même.

Il arrive que la sanction extrajudiciaire soit privilégiée dans les cas où la délinquance du jeune ne s’inscrit pas dans un système de valeurs délinquantes, mais correspond plutôt à des difficultés d’adaptation (troubles de comportement).

Ce n’est qu’un faible nombre d’adolescents qui accéderont au véritable « statut » de criminel. Bien souvent, ces derniers présentent des déficits sociaux et psychologiques et nécessiteront des interventions du Directeur provincial en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents.

Sources :
Desjardins, S., Pinsonneault, N. et Lafaille, F. Programme de sanctions extrajudiciaires : guide pratique, CJM-IU, Montréal, 2008.
Fréchette, M. et M. Le Blanc. Délinquances et délinquants. Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville. 1987.

PRÉVENIR LA DÉLINQUANCE JUVÉNILE ET L’EXPLOITATION SEXUELLE

Les risques de recrutement liés à l’exploitation sexuelle se sont accrus au cours des dernières années avec l’omniprésence des médias sociaux.

Il importe donc pour le parent d’encadrer son adolescent et de miser sur des actions et des attitudes qui viseront à prévenir la délinquance juvénile et l’exploitation sexuelle.

  • Le flânage et l’oisiveté doivent être évités. La prise en charge des jeunes par un adulte (animateur, moniteur, entraîneur, etc.) et un suivi de leurs sorties doivent être assurés.
  • Aidez-les à développer leurs compétences ou intérêts (sports, loisirs, arts, musique, etc.) et valorisez leurs talents. Plus les jeunes vivent de succès, mieux se porteront leur confiance et leur estime.
  • Surveillez leurs activités et passe-temps : assurez-vous qu’ils ne commettent pas d’activités illicites. En plus des nombreux délits possibles, trop souvent le proxénétisme vient s’ajouter aux pratiques; autant les filles que les garçons peuvent être impliqués.
  • Soyez attentifs : leurs amis, leurs amoureux ou leurs fréquentations sont non seulement importants à leurs yeux mais ils représentent un bon indicateur pour le parent. La fréquentation de pairs délinquants est l’élément mettant le plus à risque les jeunes. Il est essentiel de connaître minimalement leur nom complet, leur occupation et leurs coordonnées : un simple surnom est inquiétant.
  • Les médias sociaux vous donnent accès à une multitude d’information sur vos jeunes. Questionnez-les sur l’usage qu’ils en font et quels médias ils utilisent. Ayez leurs mots de passe et regardez ce qu’ils partagent et commentent. Assurez-vous qu’un deuxième compte n’existe pas sans votre consentement et surtout, n’hésitez pas à intervenir si des éléments vous inquiètent.

La clé demeure la communication…

  • Parlez-leur de vos valeurs, même si ce n’est qu’à sens unique.
  • Prévenez-les des dangers et outillez-les afin de se sortir de situations à risque. Aidez-les à trouver des solutions pour quitter le groupe… sans perdre la face.
  • Faites preuve d’ouverture. Écoutez-les et donnez-leur raison lorsque c’est le cas. Reprenez leurs erreurs de pensée (justifier des comportements criminels pour se faire justice soi-même, vouloir trop rapidement l’appât du gain au lieu de travailler pour, etc.). Tentez de voir comment ils justifient leurs comportements et pour quelle raison.
  • Il faut éviter de rompre la relation. Demeurez présent, tout en conservant le même discours face à la criminalité. Surtout, assurez-leur de votre présence en cas de besoin.

Vous n’êtes pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide si nécessaire. Votre CLSC, le 8-1-1 et les organismes communautaires de votre région peuvent vous outiller afin de mieux intervenir auprès de vos adolescents.

LA CYBERINTIMIDATION

La cyberintimidation est le fait de harceler une personne ou de tenir à son endroit des propos menaçants, haineux, injurieux ou dégradants en utilisant des outils de communication tels que le courriel, les salons de clavardage (chat room), les groupes de discussion, les sites web ou les messageries instantanées.

Exemples :

  • Envoyer des courriels, des messages textes ou instantanés méchants ou menaçants;
  • Publier la photo compromettante d’une personne;
  • Publier du contenu visant à se moquer de quelqu’un;
  • Utiliser le nom d’une autre personne pour se moquer d’elle;
  • Transmettre à d’autres personnes des renseignements personnels ou des choses gênantes sur quelqu’un d’autre.

Ce qui différencie la cyberintimidation de l’intimidation traditionnelle, c’est qu’elle suit sa victime en tout temps, partout. Les conséquences pour les victimes sont variées : perte d’estime de soi, dépression et parfois même le suicide.

Comment prévenir la cyberintimidation?
Si tu es victime d’intimidation…

  • Quitte l’environnement en ligne lorsque la situation devient problématique.
  • Évite de répondre à l’intimidateur.
  • Conserve les preuves de l’intimidation (prendre en note, sauvegarder, etc.
  • Parle s’en à un adulte en qui tu as confiance ou à un organisme comme Jeunesse, J’écoute (1 800 668-6868).
  • Signale l’intimidation à la direction de l’école.
  • Avise la police de tout soupçon d’infraction criminelle (menaces, voies de fait, exploitation sexuelle).
  • Signale les messages textes non désirés à ton fournisseur de services téléphoniques.
  • Préviens le site de média social, le fournisseur internet ou de téléphonie cellulaire et bloque l’intimidateur.

Si tu connais une personne qui est victime d’intimidation…
La plupart des incidents d’intimidation durent tant et aussi longtemps que des personnes regardent et en rient. En tant que témoin, tu as le pouvoir d’arrêter l’intimidation. Dans 60 % des cas, l’intimidation cesse en moins de 10 secondes lorsqu’un témoin intervient.
− Jeunesse, J’écoute

  • Éloigne la victime de la situation et trouve des amis, des élèves, des jeunes ou un adulte qui pourront t’aider à faire cesser l’intimidation.

En tant qu’adulte, si vous croyez qu’un enfant est victime d’intimidation…

  • Parlez-lui, faites-lui savoir qu’il peut vous faire confiance et qu’il ne devrait pas faire face à l’intimidation par lui-même.
  • Prenez des notes sur les incidents d’intimidation.
  • Prévenez le site de média social, le fournisseur internet ou de téléphonie cellulaire.
  • Avisez la direction de l’école.
  • Prévenez la police de toute infraction criminelle (menaces, voies de fait, harcèlement et exploitation sexuelle).

Sources :
https://www.spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Cyberintimidation
https://spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Intimidation
https://www.cyberaide.ca/app/fr/
https://www.cyberaide.ca/app/fr/internet_safety
http://www.rcmp-grc.gc.ca/is-si/index-fra.htm

LA RADICALISATION

La radicalisation est une problématique qui peut toucher des jeunes de toutes les classes sociales, tant ceux qui semblent parfaitement intégrés socialement que ceux en situation d’isolement, d’échec scolaire ou de désaffiliation.

Le processus de radicalisation peut être difficile à repérer. Il se traduit souvent par une rupture rapide. Bien qu’un seul indice ne permette pas de dépister automatiquement la problématique, certains changements de comportement peuvent attirer l’attention.

Les signes d’alerte

  • Rupture relationnelle avec les amis, abandon des activités, isolement, mutisme.
  • Rupture avec l’école : contestations, multiplication des absences, suspensions, déscolarisation soudaine.
  • Rupture avec la famille : diminution des communications avec les proches, fugues.
  • Nouveaux comportements dans les domaines alimentaires, vestimentaires, etc.
  • Modification de l’identité sociale et discours antisociaux, virulents ou violents.
  • Intérêt soudain pour une religion ou une idéologie, manifestement excessif et exclusif.
  • Socialisation réduite aux réseaux sociaux, fréquentation de sites à caractère radical.

Que faire?
En présence de ces signes ou ces situations, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide et à partager l’information avec l’école ou les policiers.

Un service téléphonique d’écoute, d’évaluation et de conseil est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur l’ensemble du territoire du Québec : 514 687-7141 ou 1 877 687-7141. Ce service offert par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, avec l’appui de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec est gratuit et confidentiel.

Sources :
Gouvernement du Québec; Plan d’action gouvernemental 2015-2018. La radicalisation au Québec : agir, prévenir, détecter et vivre ensemble. [En ligne : www.midi.gouv.qc.ca] (page consultée le 23 février 2017).

Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche/République française (MENESR) (2015). Prévenir la radicalisation des jeunes. [En ligne : cache.media.education.gouv.fr/…/Prévenir-la-radicalisation] (page consultée le 23 février 2017).

Suivez-nous

  • Reseau Social
Plan du site
© 2017 Centre jeunesse de la Montérégie. | Tous droits réservés | Conditions d’utilisation | Votre agence web